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08/09/2011

11.09.2001. 11.09.2011. Les photos de Robert Clark (Galerie Polka)

http://www.polkamagazine.com/galerie/11-septembre-2001/366

Cela fait dix ans et c'est comme si c'était hier. Les images ont tellement irradié l'imaginaire collectif, un peu comme celles de la chute du Mur de Berlin. Nous n'avons pas envie de les revoir, alors ce qui nous attire d'abord, sans oser nous l'avouer, c'est le bleu du ciel. La beauté des clichés est un outrage. Une fille s'exclame "Franchement auriez-vous envie d'acheter cette photo, vous?" Elle pose l'unique question.

9h03. Un boeing s'encastre dans la Tour Sud  du World Trade Center, après que la Tour Nord a déjà été frappée. La galerie Polka expose quatre photos de Robert Clark. La première est saisissante, à l'extrême gauche du cadre, l'avion se prépare perpendiculaire à aborder la deuxième tour. Le sang-froid du photographe laisse incrédule. Lorsqu'il la prend, il sait ce qui va se passer, comme un spectateur, au premier acte d'une tragédie.

Les trois autres clichés ne sont que la captation de la trajectoire de l'avion.

Etreinte géométrique.

Il y a longtemps dans un camping à Avignon, l'un de mes amis a provoqué, malgré lui, une fuite de bouteille de camping-gaz. L'un de nos voisins resta debout en nous fixant avec gravité tandis qu'un autre se jeta par terre les mains sur la tête, comme un soldat au passage d'une mitrailleuse.

Auriez-vous pris la photo?

Seriez-vous resté bouche-bée, refusant le sens de l'instant et la condition de spectateur?

 

 

 

 

18/10/2017

Le noceur était presque parfait.

Arthur m’avait confié qu’il voulait commettre un attentat contre l’institution du mariage…


- Mais tu ne vas pas bien ? C’est la ménopause ?


- Tu ne peux pas comprendre, m’avait-il répondu en ajustant une mèche.


- D’abord, on ne fomente pas un attentat contre une institution !


- Ben dis donc, heureusement que nous ne sommes pas en dictature…sinon faudrait pas compter sur toi…


Cette remarque fut sans lendemain.


 


Les années avait passé et il s’était laissé convaincre par Ludivine, une brune sexy en diable, de se marier, de faire une belle fête en Camargue. C’était surtout le côté « Réception de l’Ambassadeur » qui lui plaisait…  Il voulait une pyramide de Rochers Ferrero, des enfants qui jouent entre les canaux, un feu de camp, des filles en robes courtes, un orchestre gitan et des trompettes, une baignade dans la mer en fin de repas, des roseaux. Un feu d’Artifice au dessus de l’usine des Salins du midi et la pièce montée. Le sel sur la peau de la mariée…


 


Ludivine avait une robe cristaux de sel. Il avait envie de la prendre là sur l’autel de l’Eglise minuscule des Saintes-Maries. Ou entre deux caravanes, bercés par le bruit du ressac. La danseuse de Flamenco entama ses pas sur le parvis tandis qu’une pluie de riz complet attendait les  convives. Des grains de riz batifolèrent dans son costume et s’insinuèrent dans le jupon de Ludivine. Ses éclats de rire s’envolaient. Il l’aimait. Il y avait elle, l’eau et la vie. Ils coururent vers la voiture, une Mini pavoisée de blanc et entreprirent en riant de rejoindre la Mairie d’Arles. Ludivine conduisait. Il ouvrit la porte, sauta de la voiture et finit défiguré dans une manade.