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07/07/2016

Les Fils de Crazy Horse

 

L'Amérique de Reagan à Trump aime les cowboys, qui trempent leur santiags dans des puits de pétrole, qu'exploiteront leurs petits-fils. L'Amérique du storytelling, la naissance d'une nation qui s'est écrite sur les cendres de Wounded Knee. "Nous devons agir contre les Sioux avec un zèle vengeur et au besoin aller jusqu’à leur complète extermination" s'écrie le Général Shéridan. Nous n'avons jamais fait la guerre aux amérindiens, nous nous sommes contentés d'exiger des droits de passage dans les réserves. Tel est le discours officiel. Jamais de guerre. " Quand plane le curare, et crache le FM, quand passe les barbares sur les corps des indiennes, tu sais l'odeur du sang et de l'or est la même!"

Hécatombe

Je veille les plaines la nuit, pour lire le reflet des constellations dans l'herbe fraîche du Wyoming. Un peu d'arithmétique, de 11,5 millions à la fin du XVème siècle la population indienne n'émarge plus qu'à 250 000 en 1890, est-ce vraiment la faute de Gary Cooper ? Un brin, indirectement, les épidémies dues au virus importés par Gary et autres colons européens, les famines dues à leurs intrusions de sales trappeurs du dimanche, la chasse effrénée aux bisons, que Kevin Kostner ne peut empêcher avec sa Winchester - à vendre dans son jus sur Badoo- tout concourt à faire mourir de faim les Mohicans, les Apaches et autres Dakotas. Oh! Je n'ai plus un Siou pour faire la cuisine. La recherche tatonne. Et si le choc bactériologique, les déprédations, l'absence réfléchie de mesures sanitaires, sont certains, le terme "Génocide" , utilisé par leurs descendants face aux touristes qui viennent acheter 4 dollars le paquet de cigarettes dans les réserves, demeure impropre à désigner cette hécatombe.

All apologies

En 2009, Barack Obama, se garde bien de l'utiliser lorsqu'il signe les excuses de la Nation américaine. Cependant, ses excuses demeurent une reconnaissance implicite des déplacements forcés et de massacres commis par les militaires. La conquête de l'Ouest ne s'est pas faite avec des couteaux en plastique. Les pionniers, fermiers se font souvent forts de massacrer les indiens, et de chasser les populations autochtones. Les meurtres racistes demeurent peu condamnés par l'Etat fédéral, qui laisse trop de liberté à ses chercheurs d'or.Les massacres culminent avec celui des indiens de Californie.
"Une guerre d'extermination continuera à faire rage entre les deux races, jusqu'à ce que la race indienne soit éteinte"
Peter H. Burnett, Gouverneur de Californie, Janvier 1851.
Les Etats-Unis heureux n'ont pas d'histoire, et que vienne le temps d'une historiographie sérieuse qui ne prenne pas comme référence Will Smith dans Wild Wild West, alors seulement saurons-nous les raisons intégrales de ce cataclysme démographique qui combine plusieurs facteurs et est jalonné d'incessantes guerres de territoire.

Les "Native americans" aujourd'hui.

Tout le monde s'en fout. 2,1 millions d'Indiens d'Amérique vivent sous le seuil de pauvreté. Mais de quoi se plaignent-ils ? Depuis la lutte pour les droits civils en 1969 ils peuvent faire appel à un avocat en cas d'arrestation, et ne purgent plus un an d'emprisonnement quel que soit le délit commis. Tu devrais méditer ça, toi qui voles des poires à ta grand-mère. Et en 2007, suite à un froid polaire, le Gouverneur du Dakota du Sud déclare l'Etat d'Urgence, sauf...dans les réserves indiennes. Si on pouvait les congeler et les ressortir à Disneyland... Aucun "Américain natif" ne jouit de la plénitude des droits des autres citoyens.

Balayer devant son tipi

Qui se souvient que les Français ont forcé les Indiens Choctaws à décimer les Indiens Chickasaws, en échange d'un protectorat?

Little Big Horn

Le 25 juin 1876...peu avant la Fête de la musique....

Petite grosse claque.

Émoustillé par la présence d'un gisement aurifère, le 7ème régiment de cavalerie, fort de 650 hommes, sous l'égide du Lieutenant Colonel Custer, se lance à l'assaut. Il compte venir à bout d'une coalition de Sioux et de Cheyennes de 6 à 7000 âmes, conseillée par le chef Sitting Bull, excusez du peu. À proximité de la rivière "Petit mouflon" dans le Montana, la cavalerie se lance dans un encerclement mal préparé du camp. Connaissant mieux les lieux Sitting Bull et le sexy Crazy horse, nourrissent le feu, serpentent, incendient les buissons, coupent la retraite des bataillons de Custer. Le combat dure 5 heures. 263 hommes du 7 ème de cavalerie trouvent la mort. Pour Custer les Black Hills deviennent une morne plaine, où sa dépouille  fait le bonheur des corbeaux. L'histoire sourit aux perdants.

 

 

 

 

26/07/2014

Rêveries américaines, ne dites pas que je vous l'ai dit...

La CIA est née en 1947 pendant l'été, juillet, fidèle en cela dès la naissance à sa réputation de Discrétion qui lui vaut de ne communiquer ni sur son budget, ni sur son nombre d'employés, ni sur ses intentions profondes, c'est une sorte de François Mitterrand. Centrale Intelligence Agency se traduit en Français par "Agence Centrale de Renseignement", faisant fi de la notion d'intelligence trop souvent galvaudée et un brin condescendante à l'égard des Agences concurrentes comme le MI6 cher aux James Bond Girls, et la DGSE chère aux Rainbow warriors. Son siège discret se trouve en Virginie. Le bâtiment anglais du Mi6 surplombe lui la Tamise plus attaquable, c'est Jack Sparrow qui le dit.Mais je m'égare loin des plaines du Sud et des champs de coton, où l'ombre de Scarlett O Hara semble attendre son petit déjeuner.

La théorie du complot

C'est croire que tout ce qui arrive est de la faute de la Cia : la découverte d'armes de destruction massive en Irak, votre huitième ratage du permis de conduire, l'assassinat de Kennedy, la gastro de ta grand-mère, l'arrivée au pouvoir de Pinochet, la venue à Noël de ta tante qui pique. La faim dans le monde, Guantanamo, ta rupture avec Charlotte.

Comment être recrutée par la CIA?

La NCS est le département responsable des enrôlements à l'étranger. Ainsi, vous venez d'assister à une entrevue secrète entre Angela Merkel et Kim Jong Un dans une centrale nucléaire de Tel Aviv, pourquoi ne pas utiliser vos compétences à bon escient en travaillant pour la grosse pomme, sachant que vos informations dûment vérifiées serviront de prétexte à des interventions approximatives dans des pays que le Président à parfois du mal à localiser. La NCS pilote aussi la conduite de ces interventions clandestines.

Avec des amis comme ça on n'a plus besoin d'ennemis

Une foultitude de pratiques sympathiques lui sont attribuées dont certaines non prouvées. L'Italie a même engagé des poursuites en justice car on soupçonne la CIA de pratiquer depuis 1990 l'extraordinary rendition, pratique consistant à enlever une personne et à l'envoyer en secret dans un pays où la torture est pratiquée pour qu'elle y soit interrogée.

Elle a même créé un réseau mondial de centres de rétention, un peu partout, des poutous, des poutous, des poutous.


La neige tombe

Edward Snowden parle Mandarin, Japonais, Anglais, un informaticien de haute volée, et s'engage dans l'armée. Dans sa grande clairvoyance, la CIA l'embauche dans la sécurité informatique. Plus tard, en piratant des données confidentielles il révèle l'ensemble titanesque des systèmes de surveillances mis en place par la NSA (Agence nationale de sécurité américaine). Et se sauve à Hong-Kong puis en Russie comme Gérard Depardieu. La Russie et le FSB de Poutine étant traditionnellement portée à collaborer avec la CIA, à l'heure qu'il est, il joue à Candy Crush dans une Datcha.


05/07/2012

Alimentaire mon cher Watson!

Où l’auteur se rend compte tardivement que son titre n’est pas très américain, mais peut-être que la faim est universelle.

Des bouches à nourrir

46 millions de personnes aux États-Unis vivent sur les coupons d’alimentation, environ 15 pour cent de la population. Le nombre de bénéficiaires a explosé depuis la crise financière de 2007. C’est comme si au lieu de nourrir toute la famille, on nourrissait Les Chicago Bulls.

Y’en a marre de Wal-Mart ! Tu vas voir ! Elles passeront te séquestrer le patron avec deux amishs lesbiennes.

Nombre de bénéficiaires des bons ont un travail rémunérés, par exemple chez Wal Mart, mais dont le salaire horaire est insuffisant pour se nourrir, donc ils ont recours aux coupons qu’ils dépensent, par exemple chez Wal Mart. Il faudrait faire passer le goût du pain à la grande distribution. Je t’enverrai les Bikinis Bandits faire le ménage. …

Beaucoup d’élus, peu d’inscrits

Une personne sur trois qui pourrait être éligible au programme n’en fait pas la demande.

Repeindre les cagettes d’espaliers

Bill Clinton, George W. Bush et Barack Obama ont fait des efforts pour éliminer la stigmatisation associée au programme.. Le nom a changé. Les coupons sont remplacés par des cartes qui ressemblent à s’y méprendre à des Amex. Certains bons permettent d’acheter des graines pour planter des abricotiers. Et oui le pauvre a le droit à l’autosuffisance.

La petite Alma a faim en Alabama

En mai 2011, un tiers de la population de l’Alabama.fait appel aux timbres alimentaires.

Le salaire minimum fédéral de 7,25 $ de l’heure permet de se payer un tube de ketchup, et de faire croire qu’on est mort dans sa baignoire.

Pour toucher l’assurance. Il y aura bien un membre du tea party pour croire que c’est une pratique courante.

 

 

 

15/04/2012

Los Angeles, prête-moi tes rollers...

 

 

La Cité des démons

 

Des écrivains ratés se promènent en Porsche, dont ils cassent les phares pour donner une impression vintage. Le fantôme des Doors marche dans le grenier. Les riffs se perdent dans la nuit. Les yeux d'enfants pétillent sous les enseignes de glaciers.

 

Rock me, burn me

 

 

Les skateuses qui couchent avec vous s’enfuient au petit matin  avec vos vinyls. Les portes grincent. Kurt Cobain est mort. Une fille  passe la veillée funèbre une bougie à la main au bord de l’Océan. Los Angeles est la ville du rock, et si vous portez un coquillage à l’oreille, ce n’est pas les vagues que vous entendrez.

 

Tentaculaire

 

Je rêve d’y aller mais tout le monde est déçu, c’est une ville d’échangeurs, de drive in, et de panneaux d’autoroutes. Sur les hauteurs, dans une petite maison, Julie Delpy écrit des comédies, dans lesquelles son père crève l’écran un saucisson à la main. Petite frenchy dans la grande ville. Elle ne sort pas : la fumée des Hummer l’intoxiquerait.

 

Venice is a bitch

 

Des canaux, de petites maisons, le refuge des poètes de la Beat generation, les marchands de glace, les streatballers, les palmiers, les embouteillages. Nous sommes inquiets : ne serait-ce pas la Croisette, mais en mieux ? Le dernier chic sur la plage, faire du footing avec des chaussettes hautes, des Ray-ban et un Borsalino sur la tête. La lumière est surexposée, ce qui donne l’impression de vivre dans les années 1980.

 

Où l'on se gondole


 

Venise Beach est le berceau de la planche à roulettes. "Travaille-le ollie pour t'envoyer en l'air" : telle est la devise des skateuses. Le fondateur du quartier, un certain Abott Kinney, admirateur de la cité des Doges, décida de transformer les marécages en canaux.

 

En 1905, des gondolieri participent à l'inauguration.

 

 

...à contre-courant

 

Saviez-vous que l’eau est froide ? L’Océan pacifique fait semblant de donner sa respiration à la ville. Ce qui rafraîchit les sportifs  dans les salles de musculation à ciel ouvert. Les bateaux tagués échouent sur la plage, où ils se métamorphosent malgré eux en installation artistique.

 

"Dieu nous hait tous"

 

On mange une glace et hop on y va!

 

Outre les soirées organisées par le Los Angeles Time, l’une des principales distractions nocturnes réside dans la tournée des clubs de strip-tease.  C’est pas glorieux, je sais.

 

Politique

 

Kérouac a laissé son empreinte hippie. Un vent de liberté a soufflé sur la lagune et les pontons, là où les rêves sont inoxydables.

 

Les habitants de Venice beach votent Démocrates, disposent de la plus grande clinique de soins gratuits du pays pour maintenir la mixité sociale, ne mentent jamais durant les repas mondains, ont une fille adoratrice de Satan, mais ça ne les inquiète pas, car vous savez quoi ?

 

Ils sont cools.

 

Fille à la vanille

 

 

Karen a quarante ans, est douce, compréhensive, terriblement sexy, et ne ment jamais. Un goût inné pour le bonheur. Le genre de fille qui joue de l’air guitare et mange des fausses pommes.

 

 

  

 

 

14/03/2012

La grosse Histoire du Big Mac

 

Chapitre 1 - Contre les idées reçues.

Les frères Mac Donalds Mike Dike et Maurice Mac Donald ne sont pas les inventeurs du Hamburger. En même temps, on s'en doute.

Chapitre 2 - Les débuts.

Comme toute bonne success story américaine, l'histoire débute dans un garage, au milieu des huiles de moteurs. Ils bricolent leur premier grill artisanal, sur des vieux tonneaux. L'idée de faire cuire de la viande sur des plaques mal nettoyées ne les quittera plus, comme le leitmotiv lancinant du rêve américain. Leur premier stand de hots dogs appelé "Airdome" ne décolle pas. Mais en 1940, ils renomment leur restaurant "Mac Donald's" et bougent pour San Bernardino, en Californie, à deux pas de la plage, où tout le monde sait chacun mange n'importe quoi.

Leur camionnette sur le trottoir rapporte et les deux Mac voient leur train de vie progresser. À l'image de leur copain KFC, ils proposent également de l'huile de vidange trempée dans du poulet, sous le nom aérien de "chicken wings". Très vite toute la jeunesse dorée s'y presse : Humphrey Bogart après deux bouteilles de whisky, Lauren Bacall, qui passe récupérer Humphrey Bogart, les éboueurs qui passent récupérer les boîtes en carton.

Chapitre 3- Le Fast Food.

Les produits sont désormais directement consommés au volant. On mange vite pour oublier. Vite fait, bien mangé. Cela permet d'écouter de la musique ou de regarder "King-Kong", sur un parking douteux entre deux gran torini. Avec le voisin qui vous regarde.

Chapitre 4- Partout dans le monde.

L'Europe en ruine apprécie particulièrement la viande grillée sur des tonneaux. Le plan Marshall survient à point nommé pour les deux frères Mac Donald.

Chapitre 5- La consécration.

Ils créent en 1963 une "Université du Hamburger" qui rejoint la longue liste des universités qui ne servent à rien : la Fac de lettres, la Fac de psycho, la fac Pasqua, les écoles supérieures de marketing. Tous les matins de jeunes étudiants longilignes se rendent sur un campus ou pâturent des vaches, leur barbecue en bandoulière.

Chapitre 6 - Controverse.

Souvent synonyme de malbouffe dans la bouche de José Bové, ou de Ingrid Bétancourt, il n'est jamais associé au raffinement. Il vaut mieux manger sa main avec une pomme.

 

08/09/2011

11.09.2001. 11.09.2011. Les photos de Robert Clark (Galerie Polka)

http://www.polkamagazine.com/galerie/11-septembre-2001/366

Cela fait dix ans et c'est comme si c'était hier. Les images ont tellement irradié l'imaginaire collectif, un peu comme celles de la chute du Mur de Berlin. Nous n'avons pas envie de les revoir, alors ce qui nous attire d'abord, sans oser nous l'avouer, c'est le bleu du ciel. La beauté des clichés est un outrage. Une fille s'exclame "Franchement auriez-vous envie d'acheter cette photo, vous?" Elle pose l'unique question.

9h03. Un boeing s'encastre dans la Tour Sud  du World Trade Center, après que la Tour Nord a déjà été frappée. La galerie Polka expose quatre photos de Robert Clark. La première est saisissante, à l'extrême gauche du cadre, l'avion se prépare perpendiculaire à aborder la deuxième tour. Le sang-froid du photographe laisse incrédule. Lorsqu'il la prend, il sait ce qui va se passer, comme un spectateur, au premier acte d'une tragédie.

Les trois autres clichés ne sont que la captation de la trajectoire de l'avion.

Etreinte géométrique.

Il y a longtemps dans un camping à Avignon, l'un de mes amis a provoqué, malgré lui, une fuite de bouteille de camping-gaz. L'un de nos voisins resta debout en nous fixant avec gravité tandis qu'un autre se jeta par terre les mains sur la tête, comme un soldat au passage d'une mitrailleuse.

Auriez-vous pris la photo?

Seriez-vous resté bouche-bée, refusant le sens de l'instant et la condition de spectateur?

 

 

 

 

26/02/2011

Demande à la poussière.

"Je descends à reculons."

Imaginez-les errant, chemise hawaïenne au vent et lunettes à verres fumés. Des vagabonds en tenue de baigneur. On ne sait pas trop ce qui se passe dans les fonds de pension.

Les agences immobilières s'effondrent comme des châteaux de carte. Papy dort dans une cahute de bain. Yasmine Bleth fait du porte à porte pour vendre des crèmes de jour. "Je touche le fond de la piscine dans mon pull bleu marine, tout élimé". Marguerita, 72 ans saute de joie, elle vient de décrocher un emploi dans un tex-mex. Elle branche le juke-box et choisit un disque de Louis Prima, avant que le patron ne l'oriente poliment vers le dernier Amy Winehouse.

No country for old man.

La résidence Sunshine de Palm Springs s'est vidée depuis la crise des subprimes. Au bord de la piscine la femme du banquier est seule à faire des clapotis et des clapotas. En France, il y a plein de futurs retraités qui veulent racheter les appartements en faillitte. Arturo Bandini promène son détecteur de métaux et balaie les plages de Pacific Palissades. Il reste fier. Pacific Palissades, c'est le nom d'un film français, paraît-il, avec Sophie Marceau et Jean Hugues Anglade. Avec les gourmettes qu'il retrouvera, Arturo pourra offrir un tea-punch à une pépée claudicante. Il sait y faire Arturo Bandini. Zeus et Apollon aboient à la mort ils ont de l'arthrose.

Petite mise au point

En 2026, l'âge à partir duquel l'américain moyen pourra profiter de 100% de sa pension sera de 67 ans. Le système semble préservé mais tout n'est que poussière et retournera à la poussière. Le fonds de Social Security censé les financer n'est qu'une fiction comptable, et le gouvernement américain s'en sert pour payer ses dépenses courantes. Si ta maman te donne 5 francs -ça ne nous rajeunit pas- pour acheter des bonbons, et que tu achètes le journal, elle n'aura pas de bonbons. Ta maman aura faim, mais tu liras le journal, et dans le journal on te conseillera de travailler plus longtemps pour acheter des bonbons.

 Pulveris

Les pensions sont pulvérisées,  les arrière-petits-enfants devront rembourser les maisons de vacances. Samuel est chargé de l'entretien d'une résidence. "C'est plein de chlore au fond de la piscine, j'ai bu la tasse tchin-tchin.'

 

15/02/2011

Le Malabaratha ou la formidable Histoire de la gomme à mâcher


Verset 1, à l'aube des temps anciens :

à la préhistoire les hommes désoeuvrés mâchaient de la sève de conifère. "C'est con mais y a rien à faire". Aussi pour chasser l'ennui dessinaient-ils des cochons d'Inde sur les grottes de Lascaux et à Malabar, puis vinrent les "itistes" qui chiquent. Un "itiste" tient le mur. C'est plus chic que le chewing-gum.

Verset 2, les mayas et les sacrifices humains :

il y a 5000 ans, les indiens mâchaient de la sève de sapotier, le "chiclé" sorte de latex. Cela faisait mal aux dents d'où l'expression : "c'est pas du chiclé". Puis ils recouvraient le soleil avec des chewing-gum usagés pour pouvoir sacrifier Tintin et Milou tranquilles, à la cool.


Verset 3, le sapotier et le sabotier :

le "chiclé" est utilisé dans des chaussures chinoises bas de gamme, qui nous piègent les pieds dans la colle, et c'est pas Rabbi Jacob qui nous dira le contraire.

Verset 4, le moyen âge :

l'âge obscur du "chiclé", on ne sait que peu de choses sur son utilisation à l'époque. Aucune trace de la résine en question exceptée dans la bosse en silicone de Quasimodo. Il la changeait souvent, d'où la fameuse danse d'Esmeralda, la "Bossa Nova".

Verset 5, le chiclé se marie à la gélatine, ou au sirop :
 
de cette union naît le Chewing-gum, inventé par un certain Thomas Adams, de la famille du même nom et dont les dents vertes pleines de chicos avaient mauvaise réputation. Fort de son succès personnel, dans le village et auprès des filles, il le commercialise en 1872.

Une version non comestible est proposée sous le nom de Patafix.

Verset 6, 1872, une avalanche de succès :

la reine Victoria est mise dans la confidence de son secret de fabrication, on tente de l'assassiner en février. Fort de cette tentative d'espionnage industriel, le succès est au rendez-vous. Les gens se pressent devant les bureaux de tabac, en collent sous les bureaux, et s'affrontent pour des paquets. Le 9 novembre, c'est l'incendie de Boston.

Verset 7, la controverse :

souvent aromatisé à la menthe, le chewing-gum est l'accessoire indispensable des rendez-vous amoureux et des discours fins et pleins de délicatesse de Nicolas Sarkozy.  "Il ne mâche pas ses mots" s'étonne une malheureuse habitante réveillée en pleine nuit par les cris du Président.  

Verset 8, le débarquement du Chewing gum :

en France, en 1944, les Gi's en lancent aux françaises dans les bals populaires, puis les embrassent.

Verset 9, le grand mixe et le petit ne se mélange pas :

les ingrédients sont malaxés pendant deux heures dans un pétrin, à 95 degrés; il faut veiller à ce qu'il soit propre.  Après utilisation, devenu insipide, l'accessoire sera collé sous une table où il durcira comme un stalactite.

Verset 10, Chewing gum et art de vivre :

Souvent vulgaire dans la bouche de Madonna ou Britney spears, il n'est jamais synonyme d'élégance. Il vaut mieux manger une pomme avec sa main.

04/02/2011

Whisky à gogo à Chicago

 

Chicago est surtout connue pour ses usines et ses gogos danseuses, mais bien peu de gens savent que ce fut la patrie d’Al Capone. Ainsi avant d’aller faire des claquettes au Cotton Club, l’auteur compte conter la modeste saga de cette ville sobre, loin des images d’opinel. Et y’aura des girls.

 

La morale bourgeoise contre la bavaroise.

 

En janvier 1920, la prohibition est établie par le vote du 18ème amendement de la constitution américaine. Comme toutes les mauvaises idées, cette décision est soutenue par les pasteurs protestants qui souhaitent moraliser la vie des plus pauvres et qui, sans doute imbibés des lectures naturalistes de Zola et du philosophe Botul, sont persuadés qu’il faut ôter  aux pauvres leur ultime source de joie, afin que tous les mélancoliques anonymes se tournent vers la méditation Luthérienne.

 

Du jour au lendemain, Margot n’a plus que sa Tourtel pour pleurer.

 

Il faut savoir que nombre de brasseries sont alors tenues par des allemands et la Première guerre mondiale n’a pas mis la mousse à la bouche des Américains. L’image de marque de Maître Kanther est ternie, et la bière évoque surtout les tranchées, où l’on mange des topinambours dans les casques à pointe.

 

 Pour les Américains, l’Europe, c’est loin et il y a des communistes.

 

La musique, ha la musique !

 

L’alcool est interdit sauf pour le vin de messe.

Des jeunes, pauvres et en manque ont les mains qui tremblent. Ils tapotent sur leurs saxos et piétinent nerveusement du pied. Le jazz est né.  Les Andrews Sisters leur font les yeux doux en décroisant les jambes et en sirotant leur diabolo.

 

La médecine, seule pinte de salut.

 

Le nombre de visites non conventionnées explose, car l’on peut se procurer chez le médecin des ordonnances d’alcool médical.  Les apothicaires prévoient des Tuc. Tous les pharmaciens sont de gardes et il n’est pas rare d’y faire un saut entre deux bars clandestins. Pour que vous ayez une idée du goût de ces obscures boissons médicales, songez à la prune que vous offre votre voisin palier à Noël et qui tourne, pardon, qui vieillit au fond de votre meuble apéritif.

 

Mangez en Pologne, buvez en Hongrie, dormez en Allemagne et faites l'amour en Italie.

(proverbe maggyar à deux sous)

 

Pendant ce temps-là à Naples, les alambics fument, et les Guggino, Laudato, Terranova, Caposselo, Matsa, Catania, Saccarino, Capone s’apprêtent à arroser le marché canadien ; des produits maisons sont conservés dans des barriques, par de vieilles siciliennes en deuil. Elles les surveillent sur le pas de la porte. Toute la famille met en bouteilles du whisky écossais, même les récalcitrantes. « Oh Lazarella de mon cœur, tu voudrais faire du cinéma, tu ferais mieux d’aider tes sœurs et faire la soupe à ta mama ! ». À la veillée funèbre, tandis que le produit est distillé, des voisins, les I Muvrini, la main sur l’oreille, braillent le chant des bateliers. Le Limoncello ne traversera jamais l’Atlantique, pour ne pas salir la réputation des contrebandiers. Mais coffre trop bourré brise sa serrure. Les navires sont remplis de faux Irlandais qui finiront une balle dans le ventre à Little Italy.

 

La prime à la caisse.

 

Au petit matin, la brume du Lac Michigan et la fumée d’éthanol masquent à peine le ballet des Ford T. Alphonse Gabriel Capone, une petite frappe issue « des Brooklyn Rippers », les éventreurs de Brooklyn, bourre les coffres de bouteilles un Béretta à la main. L’homme a dix-huit ans et s’exerce comme videur, « Qui vous invite ? », lorsqu’un client mécontent lui fait malencontreusement une balafre au rasoir, qui lui vaudra son surnom de Scarface, immortalisé par Howard Hawks dans le film susnommé. Al Capone assiste à l’avant première de Scarface, le réalisateur blêmit lorsque le mafieux tousse. Finalement sain et sauf, Hawks pourra réaliser Le Grand Sommeil. Pendant ce temps, dénoncé par un trader de HSBC, Capone se fait épingler pour fraude fiscale. On l’envoie à Alcatraz où il aura tout le temps d’écouter Louis Prima. Entre deux plats de pâtes.

 

En entrant au Cotton Club, les saxophonistes vous donnent des fourmis dans les jambes.

 

La « Prohibition » est morte, vive « Les Années folles ».

21/12/2010

Diamond is a girl, and girls are boy's best friends.

L’auteur a déjà évoqué la Prohibition, l’histoire du chewing-gum,  et d’autres américaneries mais n’oublions pas la robe légère qui flotte dans le sillage du rêve américain.

 

 

Une goutte de Chanel n°5

 

 

La publicité que même dans ses grands moments d’optimisme Coco n’eût pu espérer. Le seul habit de Marilyn sur son lit de soie rouge. Depuis il faut supporter Vanessa Paradis dans une cage, Audrey Tautou dans un train et Nicole Kidman dans des images de synthèse.

 


Truman Capote

 

 

écrit mal et démolit en trois pages le mythe de la belle blonde incendiaire, ha s’il avait pu prendre du Tranxen lui aussi, mais il a un joli nom de bagnole.

 


Une bouche de métro

 

 

De trop et hop des photos, des photos des photos. L’autre image mythique c’est deux travestis au bras de Poupoupidou Pou ! Ciel! Si j’étais Tony Curtis pour me glisser dans ce train entier de violonistes ivres mortes. Allez Marilyn, présente-nous tes copines.

 

 

L’Amérique de Kennedy

 

 

C’est :

 

 

- la « Baie des cochons : Fidel Castro aimerait fumer ses cigares tranquille ;  

- la lutte pour les droits civiques : Martin Luther King et Kennedy se serrent la main :

- l’envoi d’un homme sur la lune et l’envoi de la lune sur un homme :

 

 

« Happy Birthday Mister Président ! »

 

 

Mon poulet a brûlé !

 

 

« Elle n’aura jamais su à quel point, je ne l’ai pas détestée » déclara l’épouse d’Yves Montant après la mort de Marilyn.

Le jour où une photographe de l’Agence Magnum se glisse chez Simone Signoret pour assister à un repas qui réunit son mari, Marilyn, et la maitresse de maison,  elle ne se doute pas qu’elle invente la presse people. Simone Signoret est au fourneau et plus Marilyn est exubérante, plus  l’actrice se ferme et devient ulcérée par la jalousie. Au fil des clichés la tension dramatique ne cesse de monter. Un huit-clos  transparent. La photographe est une petite souris qui assiste à la Guerre de Troie.

 

 

Even cowgirls get the blues.

 


Marilyn  diablement mélancolique, sous l’œil d’Eve Arnold durant le tournage des Misfits  Elle est triste mais  mais nul ne sait percer le secret des collines d’Hollywood.

« Toi qui connais la fin du film, dis Marilyn, est-ce un baiser ? »

Pas toujours le beau rôle.

Sinon Marilyn a été l"assistance idiote d'un savant fou, et a tenté d'épouser un milliardaire avec des grosses lunettes à double foyer.

20/12/2010

Peur de l'autre et cérémonie foldingue

Où l’auteur abandonne les sujets souriants pour explorer la face sombre de l’Amérique.
 
Intervilles

Le Ku Klux Klan se conforme à un rituel qui ressemble à la burqa, où à la course en sac, mais avec le sac sur la tête, ce qui permet de courir plus vite. Les chevaux ont également une cagoule pointue sur le crâne ce qui prouve que la folie de Caligula qui nomma le sien consul a encore de beaux jours devant elle

Ces accoutrements en tissus, ou en papier crépon -dans les films de Costa Gavras- avaient pour but de faire croire aux noirs du Sud que les membres du Klan étaient les fantômes de soldats confédérés, morts pendant la guerre de Sécession, ce qui est nettement plus inquiétant que le rat de Ratatouille dont on ne voit pas les yeux avec sa toque.

Dans la solitude des champs de colza

Le Ku Klux Klan naît à la fin de la guerre, en 1861 pour exprimer la frustration de devoir récolter le coton tout seuls, avec la paresseuse Mam Scarlet et sans Ya Bon Uncle Benz.
Les atrocités répétées des membres du KKK, abréviation officielle, rappellent la violence impassible des personnages de Faulkner mais pour de vrai. Heureusement qu'ils brûlent des croix, seul trait de caractère sympathique, et qu’ils jouent avec délectation les méchants dans les films.
 
Klan correspond à « Clan » et renvoie aux origines écossaises des premiers membres du mouvement. A trop boire du whisky à la tourbe, c’est bien connu, on met le feu au champ de maïs. A ce propos, le Pompier Sam me parlait récemment des dangers du composte qui n’est pas remué, car le composte peut s’enflammer. Mettant en danger la biodiversité. Toute analogie avec les membres du KKK est fortuite.
 
Les bois-sans-soif préfèreront le Clan Campbell.
 
Soucieux de mise en scène, les racistes mettent le feu aux champs la nuit, permettant de très belles prises de vue avec les appareils numériques équipés d’un stabilisateur d’image. Je rappelle à certains lecteurs qui confondraient avec les Amish que les membres ne construisent pas leur maison tout seuls. Et prendre un bain moussant avec l’un d’entre eux n’a rien d’excitant.
 
La ségrégation raciale s’impose mais le premier Ku Klux Klan disparaît.
 
Un peu plus tard, certains états repassent aux mains des Sudistes, certains états nordistes se mettent à pratiquer la ségrégation, horrifiés par les noirs du Sud qui viennent s’installer en ville. On est loin du « Touche pas à mon melting pot », mais en 1870, le KKK est officiellement dissous. C’est la fin d’un beau rêve blanc, rêve dans lequel Vivian Leigh se promène à dos d’éléphant dans les plantations tandis que les noirs s’occupent dans les champs de coton, à la cueillette, ou deviennent vigiles dans les fabriques de vêtements.
Heureusement que la société a bien évolué depuis.
 
Les irlandais mangent notre pain
 
L’adaptation du livre The Clansman, « l’homme du clan », en 1915 par William Griffith dans le film Naissance d’une nation redonne au mouvement une seconde vie. Le film ne plaît pas qu’aux Cahiers du cinéma. Le nouveau KKK est officiellement créé, il élargit son rejet idéologique de l’immigration aux européens, ce qui lui donne une plus grande assise populaire. Il est parfaitement légal, un peu comme l’UMP.
 
Le président Wilson en fin politique le soutient discrètement. Une voix, c’est une voix.
 
Au milieu des années 20, le KKK compte 20 millions d’adhérents. Mais il ne faut pas s’affoler, aux Etats-Unis tout est gros. Cependant certains états s’inquiètent de pratiques peu orthodoxes, comme le lynchage aux branches des arbres. Par ailleurs, le Klan, avec son sens inné du spectacle, préfère le goudron et les plumes à la lapidation. En 1928, le KKK est définitivement interdit.
 
La caverne d’Ali Baba
 
Depuis, une myriade d’organisations se réclament du KKK, et achètent des croix gammées sur Ebay. Ha ! Nostalgie quand tu nous tiens…
 
Heureusement Tom Sawyer et Huckleberry Finn n’ont jamais brûlé Joe l’Indien, ni démantelé son campement. Ils chassent l’ours et mangent des grillades à la belle étoile. On n’a pas besoin de les surveiller.

à quoi ça pense un mythe?

 

                                                            
"Arbres tristes et doux -je vous souhaite- le repos mais vous devez rester sur vos gardes"

"La seule chose qu'on ait découverte c'était de la sciure finement coupée-comme sortie d'une vieille poupée de son"

"C'est bien qu'on m'ait dit ce qu'était la lune quand j'étais enfant"

                                                                                             Marilyn Monroe in Fragments, Seuil


 

L'Avenue Lénox


Vue de coupe

 

On ne doit pas la confondre avec l'Annie Lenox qui est coiffée comme un balai. L'avenue traverse Harlem du Nord au Sud, entre deux casquettes de Fifty cents équipées d'un i pod aux heureuses rythmiques, et deux équipes qui filment Do the right Things. Malheureusement on en fait qu'à sa tête sur l'Avenue Lénox

"Je n’ai pas le regard de Spike Lee"


Si vous emménagez avec une blanche, il vaut mieux la prévenir, petit frère!

L'Avenue file jusqu'à Central Park, où Woody Allen tourne en noir et blanc une comédie douce-amère sur la tentation de midi. Ses personnages fringants, et si délicieusement New-Yorkais se préoccupent plus du complexe d'Oedipe que du racisme. Si loin, si proche.

 

Fantôme


James Lenox était un philanthrope qui fonda un hôpital presbytérien, pourtant rien ne l'y pressait  Il légua tous ses livres à la bibliothèque publique de New York, pour que les suspects de Cold Case s'y réfugiassent. On lui offrit une tombe en marbre. 

Renommée


Au départ l'Avenue Lenox faisait partie de la Sixième où l'on ne sait diable pas ce qu'allait y faire M.Williams, à moins que ce ne füt sur la treizième, mais les avenues dans le noir....Pourtant c'était vraiment un employé modèle.
 

La cuisine de l’âme


Le gang de l'Avenue Lenox, l'un des premières bandes de New York devint vite une petit fabrique de gros caïds et si nous étions assez rapides, il n'était pas rare de croiser les Caposseli et autres Cirofisi. en équilibre sur la balustrade de notre rez-de-jardin. Depuis, marchant sur les plates-bandes de ses illustres ancêtres Abbie Weed a emménagé  et déjeune souvent au 238, Chez Sylvia, la reine de la soul food, entre deux églises de Gospel, où il fait froid. Après le repas, le fantôme de Sammy Davis Junior essaie péniblement de rejoindre Sugar Hill.

Chien blanc

La rue a été co-baptisée Avenue Malcom X, pour qu’elle garde des traces de la lutte pour les droits civiques. Dans les caves en briques rouges, Jean Seberg n'assiste pas à des réunions secrètes et ne couche plus avec les Black Panthers. 



Un contre tous, tous les Etats-Unis

"Quand les mots ont le pouvoir de changer, l’état s’efforce de les brûler ou de les effacer, si forte est la crainte du pouvoir des mots."                                       
                                                                  Julien Assange

Une trace sur un blog, un bébé rose aux yeux bleus. Des millions de caractères. 200 000 notes secrètes. La grande paranoïa américaine, la peur en technicolor. "On a tout à apprendre des espions et des dealers". L'idée que la vérité peut frapper n'importe où, arbitrairement, sans prévenir, par package de notes diplomatiques ou, révoltante, à travers les yeux d'un soldat américain. Assange a déjà perdu. Il se planquait dans une vieille baraque anglaise de Fish and chips. Il caressait son chat tandis que le téléphone sonna.

« Former un homme n’est pas remplir un vase, c’est allumer un feu. » affirme Aristophane, et les oiseaux s'empressent d’ajouter que les paroles donnent des ailes aux gens.